
La veille sécuritaire demeure active aux frontières et à l’intérieur du territoire national, les Équipes de la Mission HALCOMI lll, appuyées par les Forces de Défense et de Sécurité, ont saisi dans les villes de Basheo, Touboro, Bandarke et Garoua, des cargaisons importantes de médicaments importés d’un pays voisin.


Malgré le discours sur l’import-substitution et la nécessité de promouvoir la production locale, le Cameroun continue, selon les chiffres officiels, d’importer chaque année plus de 90 % de ses besoins en médicaments, tandis que les producteurs locaux se partagent à peine 8 milliards de FCFA sur un marché estimé à plus de 125 milliards de FCFA. les unités de production locales ne fonctionnaient qu’à 20 % de leurs capacités.
Pour inverser cette tendance, les industriels locaux du médicament ont proposé au gouvernement de faciliter l’accès à la commande publique, afin de garantir certains besoins de la Cename via des appels d’offres nationaux réservés aux fabricants locaux, en fonction de leurs capacités de production.
SAISIE DOUANIÈRE
Pour une saisie douanière, combien de cargaisons passent à travers les mailles du filet ? Impossible à dire, car le Cameroun est un pays de transit vers les pays voisins, mais aussi la destination d’opiacés et de faux médicaments en provenance du Tchad ou de la République du Congo. Et avec des milliers de frontières terrestres entre le Cameroun, le Nigeria, le Tchad, la République centrafricaine, la République du Congo, le Gabon et la Guinée équatoriale, l’équation est un casse-tête pour les douaniers Camerounais.
Au cours des premières décades du mois de Mars 2025, les Équipes du Commandant KUETCHE Hugues Cyriaque de la Mission HALCOMI lll, appuyées par les Forces de Défense et de Sécurité, ont saisi dans les villes de Basheo, Touboro, Bandarke et Garoua, des cargaisons importantes de médicaments importés d’un pays voisin et en marge de la réglementation.
Ces produits étaient transportés essentiellement sur des motocycles évoluant en convois sur des pistes de fortune, contournant les voies légales.
L’écor effectué a permis d’enregistrer les quantités suivantes:
- 1 798 200 comprimés
- 15 989 flacons
- 80 tubes
- 35 310 Ampoules injectables
- 5 794 Sachets
- 17 000 sachets et 7000 Comprimés de Produits aphrodisiaques ( Viagra )
- 3100 pièces de gang + 110 flacons de collyres + 350 bandelettes + 2284 sachets ( produits destinés au test de grossesse et autres )
- Produits vétérinaires ( Flacons : 450, Comprimés : 4000, Ampoules injectables : 1080 )

Il est à noter que tous ces produits constitués en cargaisons seront détruits dans la première semaine d’avril, en prélude à la Journée Mondiale de la Santé qui se fête le 7 avril de chaque année.
Une chose est sûre la lutte s’intensifie, le Gouvernement de la République est engagé à continuer cette bataille malgré les résistances. Dans le même ordre d’idées, le code pénal en son article 258 punit d’une peine de 3 mois à 3 ans et d’une amende de 1 à 3 millions toute personne qui vend un médicament sans y être légalement autorisé, un médicament contrefait, périmé, non autorisé, falsifié, altéré ou nuisible à la santé humaine. Et parce que vendre ou importer le faux médicament à été reconnu comme un crime, le Dr MANAOUDA Malachie a annoncé que le Cameroun va relancer la procédure de signature de la convention Médicrime qui met en exergue les aspects de crimes pharmaceutiques et les risques pour la santé.