À moins de deux semaines du sacre annoncé pour le 10 octobre 2026, le Gouverneur du Littoral, Samuel Dieudonné Ivaha Diboua, est sorti de sa réserve pour mettre fin à la confusion autour de l’intronisation de Louis Din Dika Akwa.

Dans un communiqué radio-presse daté du 28 septembre 2026, l’autorité régionale balaie d’un revers de main les manœuvres visant à entraver la cérémonie en invoquant des « rites circonstanciels ».
Une désignation légale, rappelle le Gouverneur
Sans citer nommément le Préfet du Wouri, Sylyac-Marie Mvogo, le Gouverneur rappelle les faits pour clore le débat sur la légitimité du nouveau souverain.
Louis Din Dika Akwa a été choisi le 15 mars 2022 à l’issue d’une consultation des vingt chefs de village du canton Akwa, présidée par l’ancien Préfet Benjamin Mboutou. Sa désignation a ensuite été homologuée par l’arrêté n°005/PM du 23 janvier 2023 du Premier Ministre, avant son installation officielle comme chef traditionnel de premier degré le 15 juillet 2023.
Pour Ivaha Diboua, la procédure est donc conforme à la réglementation en vigueur.
Le feu vert pour Mbanya
Le cœur du conflit reste le sanctuaire de Mbanya, passage jugé indispensable par les dignitaires Akwa pour l’onction coutumière et la communion avec les ancêtres avant la cérémonie publique sur les berges du Wouri.
Alors que le Préfet Mvogo avait interdit toute cérémonie sacrée sur le site, s’appuyant sur un arrêté préfectoral de 2020 créant une chefferie de troisième degré à Mbanya – arrêté annulé le 21 mai 2026 par le Tribunal administratif du Littoral mais frappé d’appel – le Gouverneur prend le contre-pied.
Il affirme que ces rites ont toujours accompagné l’intronisation des chefs Akwa et que la chefferie traditionnelle du canton Akwa est « en droit de se déployer le moment venu », dans le respect de la loi du 19 décembre 1990 sur les réunions et manifestations publiques et de ses usages et coutumes.
Une formulation qui sonne comme un feu vert de principe au déroulement des festivités du 10 octobre, soit vingt-cinq ans après le sacre de son père, Din Dika Akwa III, décédé le 8 décembre 2020.
Pour le Ngondo et les chefs du canton, le débat est d’ailleurs mal posé: le sanctuaire appartiendrait au village Bonamouang et ne se confondrait pas avec la parcelle faisant l’objet des revendications administratives.
Reste désormais à connaître la réaction du Préfet du Wouri, dont la position paraissait jusqu’ici inconciliable avec celle du Gouverneur

