
Le Préfet du Diamaré demande aux populations de vaquer normalement à leurs occupations. Il a exhorté aux commerçants qui ont peur des éventuelles casses des vandales, à la reprise effective de leurs activités, le patron du département du Diamaré annonce que des mesures sont prises par les autorités pour assurer la sécurité des personnes et de leurs biens.


À cet effet, il a réuni les commerçants, les autorités administratives et les forces de maintien de l’ordre autour d’un échange direct et sans protocole excessif, la principale préoccupation des commerçants etait la sécurité de leurs commerces dans la nuit, ils ont peur qu’en ouvrant dans la journée , ceux qui ne sont pas contents de voir la ville vivante, pourraient venir dans la nuit brûler les commerces.
Cette rencontre, perçue comme un signe d’ouverture, s’inscrit dans la volonté du préfet de maintenir un dialogue constant avec toutes les composantes sociales de la ville de Maroua.
Il a surtout insisté sur la nécessité de préserver la paix et de renforcer la vigilance face aux discours de division.
Soulignons que dans cette crise postélectorale, Issa Tchiroma Bakary s’agite pendant que Paul Biya reste imperturbable. On est d’autant plus porté à le croire que cet appel à trois jours d’opération « villes mortes », n’est pas loin d’apparaître comme un test pour l’opposant, visant à jauger le degré d’adhésion de ses compatriotes, à son mouvement de contestation d’un scrutin plié par la décision du Conseil constitutionnel.
À l’allure où vont les choses, il se retrouvera esseulé et livré à lui-même dans son combat contre Paul Biya.
De toutes les façons, maintenant que le mot d’ordre de « villes mortes » est entré en vigueur, on attend de voir ceux qui adhèrent ou pas. À Maroua, en attendant de faire le bilan des 3 jours, le Préfet du Diamaré, Jean Marc Ekoa Mbarga tient la draguée haute pour éviter que cette partie du pays ne soit paralysée, le moins qu’on puisse dire est que les commerçants n’ont pas réellement d’adhéré à ce mot d’ordre de «villes mortes». « Nos forces de défense travaillent de jour comme de nuit pour assurer la sécurité» a t-il conclu

