
Un vent fort de changement a soufflé sur l’exécutif
Un nouvel exécutif pour un nouveau cap
Le Conseil régional du Sud connaît désormais une nouvelle configuration à la tête de son exécutif, issue d’un vote sans équivoque et révélateur d’une volonté de rupture assumée.
Président : M. Gervais Éric Ndo (Mvila)
Première Vice-présidente : Mme Bisse Meba Caty (Dja-et-Lobo)
Deuxième Vice-président : S.M. Silla Jean-Claude (Océan)
Questeurs : M. Ekoro Casimir (Vallée du Ntem), M. Alain Ndo Bilo’o (Dja-et-Lobo)
Secrétaires : S.M. Missa Petit (Vallée du Ntem), M. Biko Ferdinand (Océan)
Cette équipe incarne, aux yeux de nombreux conseillers régionaux, une nouvelle espérance institutionnelle et une promesse de gouvernance plus rigoureuse, plus lisible et surtout plus utile aux populations.
Le grand chamboulement : la fin d’un cycle
Après quarante-huit heures de tractations intenses, de conciliabules feutrés et de rapports de force assumés, une conclusion s’impose sans risque de se tromper : « Autant en emporte le vent », pour reprendre le titre du célèbre roman de Margaret Mitchell, publié au XXᵉ siècle.
Le vent a soufflé fort.
Et il n’a rien laissé intact.
Les conseillers régionaux du Sud ont clairement manifesté leur volonté inébranlable d’écarter ceux qu’ils considéraient comme les fossoyeurs de la première mandature. Sans hésitation. Sans état d’âme. Avec une détermination froide et méthodique.
Quand les urnes parlent avant l’hémicycle
Les signaux étaient déjà perceptibles lors des élections départementales, où plusieurs figures jadis réputées intouchables s’étaient retrouvées en ballottage inconfortable. À l’Océan, par exemple, la prestigieuse équipe de Sa Majesté Owona Essomba a été balayée par la bourrasque d’une volonté populaire de changement.
La Vallée du Ntem, le Dja-et-Lobo et la Mvila ont, eux aussi, secoué les cocotiers. Mais c’est la session de plein droit qui est venue parachever cette dynamique irréversible : celle d’aller de l’avant, de vivre enfin une décentralisation effective, débarrassée des tâtonnements incessants, des bruits de casseroles à répétition et d’une gestion tatillonne devenue contre-productive.
Une gouvernance minée de l’intérieur
Malgré une volonté affichée de bien faire, la tête de l’ancien exécutif a été continuellement sabotée par des comportements irresponsables, des copinages mal assortis et un je-m’en-foutisme institutionnalisé.
Les exemples abondent :
des routes annoncées et prétendument rénovées, mais inexistantes sur le terrain ;
des centres d’excellence cacao, à l’instar de celui d’Abam par Mvengue, déclarés réalisés à 100 %, sans même le début d’une exécution réelle ;
le scandale des rideaux acquis à coups de dizaines de millions de francs CFA ;
les soutiens financiers aux équipes de football et aux artistes musiciens, purement et simplement engloutis dans les poches de proches collaborateurs, jamais inquiétés.
Des trublions ont ainsi cru pouvoir devenir califes à la place du calife, dans une impunité presque insolente.
SUD FM/TV : symbole d’un gâchis et d’un espoir
Que dire enfin de SUD FM/TV, ce joyau communicationnel régional ? Une initiative remarquable, portée par un groupe de jeunes majoritairement bien formés, contraints de travailler sans moyens logistiques adéquats, dans un environnement plombé par des querelles internes et des choix hasardeux.
Après bien des bruits de casseroles, la nouvelle équipe tente aujourd’hui, tant bien que mal, de colmater les brèches héritées du passé et de redonner un cap à cet outil stratégique.
Un vote pour rompre, un mandat pour agir
C’est face à cet état des lieux sans complaisance que les conseillers régionaux ont choisi de s’arc-bouter sur un vote clair, décisif, destiné à installer un nouvel exécutif. Celui qui fut Premier Vice-président et qui en devient aujourd’hui la tête a dû démontrer, à hue et à dia, sa non-implication dans cette gestion poussive.
Il a expliqué, argumenté, démontré, preuves à l’appui, qu’il incarnait une alternative crédible, un changement radical mais positif. Il a convaincu. Largement.
Le temps presse
Si le temps du changement a véritablement sonné, alors il faut désormais tourner le dos aux courtisans du palais, à ceux qui n’ont jamais roulé que pour leurs intérêts personnels, étroits et égoïstes.
L’heure n’est plus aux discours, mais à l’action.
Il est plus que temps de se mettre résolument et urgemment au travail, afin de tenter de combler le fossé, le temps honteusement perdu, et de redonner au Conseil régional du Sud la place et la crédibilité qu’il n’aurait jamais dû perdre.


