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juin 23, 2024
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Emmanuel Wafo : Pour le rassemblement des dirigeants d’entreprises

Si on s’accommode volontiers de ce que notre pays est assimilé à une République de scandales, il est néanmoins constant qu’on ne saurait faire porter le chapeau à sieur Emmanuel Wafo qui prône le rassemblement.

Avec ce conflit où la tension n’est pas redescendue au sein du secteur privé camerounais grippé par un débat qui oppose les patrons camerounais. Au prétexte, une fusion devant réunir le Gicam et Ecam, deux organisations patronales, force est de constater que le continent noir est pris littéralement en grippe comme ce fut déjà le cas au plus fort de la crise du Covid, durant laquelle sa seule résilience n’aura pas suffi à endiguer le mal, surtout dans ces pays où les pouvoirs publics et les gouvernements n’ont assuré aucun accompagnement. Dès lors, le tenir pour responsable participe simplement d’une volonté délibérée de nuire et pire de saborder sans scrupule toute son action plutôt positive à bien des égards pire saboter le Cameroun bien avant la tenue de l’Assemblée Générale, Emmanuel Wafo est aujourd’hui cité en exemple.

Alors que l’Assemblée générale extraordinaire convoquée pour valider ou invalider la fusion-création est prévue le 11 juillet 2023, de nombreux avis se multiplient pour convaincre les membres du Gicam et ceux de Ecam de ne pas donner leur accord à cette fusion-création.

D’avis d’experts, Celestin Tawamba a outrepassé ses pouvoirs en signant unilatéralement un traité de fusion qui entraîne la dissolution du Gicam. Une décision aussi importante devrait être prise et entérinée exclusivement par l’Assemblée Générale du Gicam, et non par une seule personne, pour d’autres, « la fusion proposée a tout l’air d’une manœuvre juridique au service des intérêts d’un groupe restreint plutôt qu’un véritable projet de rassemblement de la communauté patronale camerounaise. Une proposition de projet claire et précise, notamment à travers un projet de statuts de la nouvelle organisation, fait défaut. Aucun projet clair soutenant cette fusion-création ou encore le rassemblement patronal n’a été transmis aux participants de l’Assemblée Générale Extraordinaire prévue ce 11 juillet », s’inquiète un membre du Gicam qui requiert l’anonymat.

Le Dr Richard Makon au cours d’une émission sur Canal2 international a relevé qu’au regard du timing de cette fusion, mais aussi de la différence abyssale entre le Gicam et Ecam, cette obstination pour la fusion-création a tout l’air d’un subterfuge ficelé par le président Célestin Tawamba pour tenter de briguer un troisième mandat dans un contexte où les statuts du Gicam ne lui donnent pas ce droit, en d’autres termes, la forme de fusion voulue semble servir des intérêts personnels plutôt que le rassemblement des dirigeants d’entreprises camerounais. Dès lors, on utilise la technique selon laquelle on prêche le faux pour espérer le vrai qu’on transpose volontiers à Emmanuel Wafo. Seulement, ne vous y trompez point, l’objectif inavoué est de vouer aux gémonies ce dernier et de le faire évincer de la course pour la présidence du Gicam. Les Dirigeants d’entreprises ne sont pas dupes.

Le plaidoyer de Emmanuel Wafo

Les organisations patronales devraient participer au processus décisionnel en matière de développement local, alors qu’il plaide pour le rassemblement des dirigeants d’entreprises, Emmanuel Wafo a cependant choisi de s’adresser à la justice, pour lui, l’opération, qui prévoit la dissolution du Gicam et la création d’une organisation patronale nouvelle, est une manœuvre « dont le but ultime est de consacrer l’hégémonie du président Tawamba sur le patronat camerounais ».
« En effet, les statuts du Gicam disposent à son article 14 alinéa 2 que “le président n’est rééligible qu’une seule fois pour un mandat de trois ans”. Or, le second mandat de Célestin Tawamba s’achève en décembre 2023. Il n’est donc plus éligible. Or, la mise à mort du Gicam et la création d’une nouvelle organisation patronale lui ouvriraient la voie pour s’éterniser à la tête du patronat », explique le PDG de la société de plasturgie Mit Chimie
Au regard des enjeux de cette Assemblée générale, l’avenir du patronat camerounais devrait être une affaire de tous les membres. Emmanuel Wafo ne fait aucune fixation sur la présidence du Gicam, mais pense que un vent nouveau doit souffler pour la bonne marche de l’économie camerounaise.

Grace Engome

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